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    16 days ago

    Une chance oui mais elle est difficile à estimer. Si le mouvement actuel dans les lycées et le retour des gilets jaunes prend de l’ampleur on pourrait avoir une sorte de vent de révolte qui fasse basculer l’opinion. Et il faut aussi que Méluche ne se saborde pas comme il l’a régulièrement fait en sortant une connerie provocatrice grosse comme lui.









  • Les naufragés et les rescapés de Primo Levi. Après avoir passé un temps infini sur Arendt et les origines du totalitarisme, quelqu’un a pensé que c’était une bonne idée de m’offrir un livre sur le même sujet.

    C’est pas trop gros et facile à lire. C’est intéressant de voir comment certaines choses qu’il dit se croisent avec les analyses d’Arendt.

    Dans les histoires marquantes, il y a la mention du Ghetto de Lodz en Pologne. Ca a été un des plus gros qui a été transformé en usine textile géante. Le pouvoir y était détenu par Chaïm Rumkowski, un entrepreneur qui s’est en quelque sorte propulsé dans un rôle de roi local. Se déplaçant sur un attelage avec un cheval au bord de l’épuisement, portant un beau manteau, entretenant une cours autour de lui et tenant la population par la bouffe et par sa police de 600 personnes armée de bâtons.

    Il se posait en sauveur du Ghetto, en affirmant qu’être très productif était une façon d’être utile et donc de se prémunir de la liquidation. Il y a eu des révoltes matées dans le sang.

    En face il y avait un administrateur allemand qui s’en mettait plein les poches et se débrouillait pour faire rentrer suffisamment de nourriture pour que son business perdure.

    Outre le fait qu’on a l’impression d’avoir des personnages de roman, ça illustre un truc indiqué par Arendt, face à un monde totalitaire dépourvu de sens, certaines personnes peuvent choisir de faire carrière, de “réussir” tout en étant pleinement conscient que leur statut ne durerait pas. Mieux vaut vivre peu mais pleinement que longtemps dans l’anonymat. Ces périodes historiques extrêmes illustrent à quel point c’est vrai.








  • Je joue à “Against the storm”. C’est un jeu de gestion dans une sorte de monde fantasy qui est rythmé par des tempêtes qui ravagent tout sauf la dernière ville posée sur un rocher. Entre deux tempêtes, des colons partent développer des villages dans la forêt pour essayer de trouver des sceaux pour les verrouiller. Ce sont eux qui sont responsables des tempêtes régulières.

    Le jeu consiste à construire une série de village dans la forêt, sachant qu’elle est inquiétante et que plus le village grossit, plus le moral des habitants baisse. En allant de colonie en colonie, on essaie de rejoindre des sceaux ou d’autres objectifs pour avancer dans le jeu;

    Le jeu est bien équilibré, l’ambiance de la forêt inquiétante marche bien. Il y a une dimension “jeu de plateau” car les nouveaux bâtiments sont à piocher dans un ensemble de propositions aléatoires.

    En fonction de ressources présentes, des races d’habitants et de bâtiments piochés, il faut adapter sa façon de jouer. La finalité du jeu fait que les villages ne s’étendent pas à l’infini mais qu’on progresse malgré tout.

    Ca faisait très longtemps que je n’avais pas joué à un jeu de gestion de ville qui ne devienne pas lassant une fois que les mécanismes du jeu ont été découverts.