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Cake day: July 10th, 2025

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  • J’ai bien entamé Faire la peau de Louise Chennevière. Ça parle de sa mère, de ce que les mères font à leurs filles, un peu de ce que les familles font à leurs enfants, et du monde qui ignore consciencieusement tout ça. Je pensais que je le lirai d’une traite, mais pas du tout. Je me souviens que Justine Niogret parlait, pour sa Gangue du varan, d’un livre non pas qu’il fallait qu’elle écrive, comme plein d’écrivain-es le disent, mais qu’il fallait qu’elle publie; et j’ai le même sentiment devant ce bouquin. J’aime toujours comment elle écrit (Chennevière je veux dire, quoi que Niogret aussi), et même son usage disons peu orthodoxe des virgules, mais ce n’est définitivement pas une autrice que je conseillerais à tout le monde.





  • J’ai fini Histoire d’une domestication de Camila Sosa Villada. C’est l’histoire d’une actrice trans célèbre, sa vie, comment elle en vient à être assez normale finalement. J’avais adoré Les Vilaines de la même autrice, donc j’ai foncé. Là, j’ai trouvé ça ennuyeux, ça tourne en rond et ne va nulle part. Je n’ai pas problème avec les livres où ça ne bouge pas, mais là il se passe des trucs et j’ai pas réussi à m’y intéresser. Je recommande vivement Les Vilaines par contre!

    Je vais entamer Faire la peau de Louise Chennevière, avec de grandes attentes aussi.










  • J’ai lu La monture de Carol Emshwiller. Des aliens ont fait des humains leurs montures, parce qu’ils ne peuvent pas marcher eux-mêmes. Ils en font des races, des lignées, etc., organisent des courses… Le héros est très heureux d’être une monture, puis il va découvrir que c’est pas le cas de tout le monde.

    Bon, déjà c’est bizarre mais pourquoi pas. J’ai bien compris que ça parlait d’aliénation et de colonialisme, et de notre propre utilisation des animaux, mais j’ai pas du tout aimé l’écriture. Ça se veut simple mais je trouve que ça marche pas, tout est sans cesse répété, j’ai eu du mal à en venir à bout.



  • J’avais envie de découvrir Kristen Steward et il y avait Foodistan à la bibli. C’était une expérience un peu déroutante et je n’ai pas vraiment accroché, mais je ne regrette pas ma lecture parce que j’adore découvrir des façons un peu bizarres de faire une histoire. Et en le lisant, j’ai vu que j’avais déjà lu quelque chose d’elle, L’Évangile selon Myriam, mais là c’est la thématique qui a fait que je n’ai pas réussi à accrocher.

    En roman toujours, j’ai fini Les graciées de Kiran Millwood Hargave. J’ai bien aimé. C’est assez lent, sans résolution, parfois un peu long mais j’aime à la fois les histoires de sorcières et celles qui se passent très au Nord.

    Lu aussi Je suis un génie de Susie Morgenstern (poésie), que j’ai trouvé consternant. Je reconnais le travail derrière, mais je n’aime pas avoir l’impression de lire le twitter de quelqu’un.

    Et j’ai enfin fini Penser l’enfermement: Anciens et nouveaux visages de l’institution totale. J’aurais pu me douter qu’il fallait plutôt avoir lu Goffman avant (ça va, c’est mon cas), mais ça passe beaucoup de temps sur le concept et pas assez à mon goût sur les anciens et nouveaux visages. Cependant, c’était intéressant! Et avec plein de pistes d’autres lectures.



  • Visiblement j’ai eu deux thématiques ces deux dernières semaines.

    1. Violaine Bérot, avec Du côté des vivants (roman) et Nuits de noce (poème). Si j’aime beaucoup cette autrice, ces deux bouquins, bien moins. C’est à la fois que l’histoire m’intéressait moins (le poème est une jeune femme qui veut pécho un curé) et que la constructions des récits est moins intéressante.

    2. Un rapport douteux à la mort, avec La vraie vie d’Adeline Dieudonné, qui je trouve tourne un peu rond, mais que j’ai apprécié. Et Une fin heureuse de Maren Uthaug, sur plusieurs générations de croque-morts et dont le personnage principal et narrateur est nécrophile. Je ne m’attendais ni à la dimension un peu fantastique, ni aux scènes de tendresse avec des cadavres, mais j’ai vraiment aimé ce bouquin, peut-être parce qu’il est perturbant (ça veut dire que ça a fonctionné, il est censé l’être j’imagine), mais je ne vois pas bien à qui le recommander par contre.

    J’ai également fini Méduse de Martine Desjardins, dont j’ai apprécié l’écriture, mais moins que l’autrice nous explique sa parabole, qu’on pige quand même assez vite sans ça.